Kinshasa : Le gouvernement est appelé à apporter des solutions durables aux différents problèmes qui rongent la société.

Après une série des travaux en focus groupes avec les différents acteurs incontournables du développement communautaire des zones de santé de N’sele et Selembao dans le souci de récolter des informations nécessaires pour identifier les différents problèmes qui rongent la société afin de porter des solutions durables.

C’est dans cette optique que la Division Urbaine de l’intérieur et sécurité en collaboration avec celle du Genre, Famille et Enfant avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) ont organisé une matinée d’échanges et d’informations ce jeudi 23 décembre 2021.

Ces échanges directes qui marquent la fin de toutes ses activités lancées depuis le 16 décembre dernier dans ces deux municipalités, initiées à l’intention des femmes et de la jeune féminine, des infirmiers, des chefs de quartiers, agents de l’état civil, relais communautaires de tous les aires de santé de ces zones de santé.

Les thèmes retenus au cours de cette série de sensibilisation sont : les violences sexuelles faites à la femme et à la jeune fille, l’enregistrement des naissances à l’état civil et l’accès à l’eau potable. Cela s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

Plusieurs causes font que la gente féminine soit victime des violences sexuelles à en croire les participants à savoir : Le manque d’information de ses droits, la promiscuité, la pauvreté, l’accoutrement, la vente et l’utilisation des aphrodisiaques, l’insécurité, la pénurie d’eau et tant d’autres. Et pour faire face à ce fléau qui constitue un frein pour développement de la femme mais aussi et surtout de la société. Ces derniers ont indiqué que celle-ci puisse être sensibilisée et conscientisée de ses droits, que le gouvernement puisse mettre fin à l’insécurité sous toutes ses formes, promouvoir l’autonomisation de cette dernière, bannir le tabou au sein de la famille, les parents doivent bien jouer leurs rôles dans la société pour citer que cela.

Cependant Ignace Mway Chef du bureau de protection de l’enfant au sein de la division urbaine du genre a exhorté l’assistance à dénoncer les violences sexuelles faites à la femme sous toutes ses formes et aussi à ne pas arranger cela à l’amiable. Il a ajouté qu’il est important que la population soit informée sur les violences sexuelles faites à la femme dans son ensemble pour mieux décourager ces pratiques dans la société.

D’après ce dernier, il existe plusieurs types de ces genres des pratiques qui déshonorent et déstabilisent la gente féminine à savoir : le viol, l’incitation des mineurs, la prostitution forcée, l’harcèlement sexuel, l’esclavage sexuel, le mariage forcé, la transmission délibérée des maladies, trafic des enfants pour l’activité sexuelle, grossesse forcée, stérilisation forcée, la pornographie mettant en scène les mineurs,…

Concernant l’enregistrement des naissances à l’état civil.

Plusieurs points ont été soulevé entre autres : le manque d’information sur le bien fondé de l’enregistrement des naissances et sur la gratuité de ce document dans un délai prévu par la loi, l’exode rurale, la non représentation des bureaux secondaires de l’état civil dans certaines aires de santé, l’abandon des enfants, le conflit de paternité,… Pour ce faire, le gouvernement est appelé à conscientiser la population sur l’importance de l’enregistrement des naissances à l’état civil, l’amélioration de la qualité des services de l’état civil et la formation des relais communautaires ainsi que des infirmières titulaires mais aussi et surtout la vulgarisation de la loi portant protection de l’enfant.

De son côté, Maître Noël Luenda Chef de bureau en charge de l’état civil et population à la Division urbaine de l’intérieur et sécurité de la ville de Kinshasa a fait savoir que le taux des naissances enregistrées connaît une certaine disparité entre d’une commune à une autre.

« C’est vrai que dans la ville de Kinshasa, nous sommes à 72 % des naissances enregistrées mais il y a une disparité entre différentes communes. À Nsele nous avons 52 % et 34 % à Selembao », a-t-il déclaré.

C’est qui justifie même l’inquiétude des organisateurs qui ont voulu comprendre pourquoi tous les enfants qui naissent à Nsele et à Selembao ne sont pas enregistrés à l’état civil dans le délai prévu par la loi.

« les parents ont l’obligation de faire une déclaration dans un délai des 90 jours au bureau de l’état civil » a martelé Noël Luende.

La troisième thématique a abordé au cours de ces assises : l’accès à l’eau potable, qui est un réel problème au sein de ces deux communes. Les habitants de ces entités ont souligné qu’il n’existe même pas de connections des robinets de la Regideso, l’insuffisance des forages et des puits, la réduction du temps de distribution, la mauvaise qualité de l’eau, le non traitement de l’eau, le coût élevé sont quelques difficultés que vivent la population de Nsele et de Selembao au quotidien.
Cela est une interpellation des autorités compétentes pour mettre toutes les batteries en marches pour l’installation de la Regideso dans ces deux coins de Kinshasa et aussi l’amélioration de la qualité de cette denrée en vue d’atteindre les objectifs du développement durable.

Noël Luende a par ailleurs promis de prendre en compte toutes les recommandations formulées tout au long de ces activités afin de les soumettre à acquis de droit pour une solution durable.

Herman Tumpa

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