Kinshasa : La population de N’sele s’engage à lutter contre les violences sexuelles faites à la femme et à la jeune fille.

La Division urbaine de l’intérieur et sécurité en collaboration avec celle du genre, famille et enfant ont organisé ce mardi 21 décembre 2021 une matinée d’échanges dans l’enceinte de la maison communale de N’sele autour de trois thématiques ( les violences sexuelles faites à la femme et à la jeune fille, l’accès à l’eau potable et l’enregistrement des naissances à l’état civil)
à l’attention des relais communautaires, infirmiers, agents de l’état civil, chefs de quartiers, femmes et jeunes filles des différentes aires de santé de la zone de santé de N’sele. Avec pour objectif d’identifier les différentes causes qui sont à la base de ces problèmes que font face les habitants de ce coin de la capitale pour une solution durable.

Au-delà des débats suscités autour des thèmes choisis, les organisateurs ont voulu non sensibiliser ses interlocuteurs aussi les conscientiser afin d’obtenir d’eux plus d’engagements dans cette lutte.

Pour le chef du Bureau de Protection de l’Enfant de la Division Urbaine du Genre, Famille et Enfant, cet atelier est aussi un moment de renforcement des capacités des participants. Car ce sont eux qui vont à leurs tours sensibiliser la population dans le but d’éradiquer les ce fléau qui prennent de plus en plus de l’ampleur au sein de la société mais aussi et surtout d’aider les parents à comprendre l’importance de l’enregistrement de leurs enfants dans l’état civil.

Il a par ailleurs souligné que cette activité s’inscrit dans le cadre de la campagne internationale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.

Ces derniers ont au cours de ces assises soulevé plusieurs facteurs qui favorisent les violences sexuelles dans cette entité entre autres : l’insécurité, l’accoutrement de la jeune fille, la vente et l’utilisation abusive des aphrodisiaques, la pauvreté, la pénurie d’eau et tant d’autres.

De son côté, Délice Kay vice-président de la Cellule d’Animation Communautaire de l’aire de santé de Mikongo a fait savoir que l’accès à l’eau potable, c’est tout un problème dans ce coin de la capitale. Et la population pour s’approvisionner de cette denrée est contrainte de recourir dans des forages.

Il a cependant invité le gouvernement de s’impliquer pour l’amélioration de la qualité de l’eau dans des forages pour éviter des maladies hydriques surtout chez les enfants.

Herman Tumpa

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