Kinshasa : La Division urbaine de l’intérieur et sécurité vise l’amélioration de ses activités

C’est le cadre de la recherche de la qualité et de la performance des services de l’état civil et de la population de la ville de Kinshasa que cet atelier de présentation des résultats des activités entreprises au profit de ce deux services de l’état au cours de l’année 2021, a été organisé à l’initiative de la Division Urbaine de l’intérieur et de la sécurité. En vue d’évaluer leurs activités afin de dégager les forces et faiblesses mais aussi et surtout ressortir les défis à relever pour l’avenir.

Plusieurs activités ont été menées en faveur de bureaux de l’état civil entre autres : la formation des officiers et agents de ce service, l’opérationnalisation de bureaux secondaires créés dans certaines communes de la ville de Kinshasa, l’utilisation de procuration et du logiciel BIDA pour l’enregistrement des naissances et décès dans les différentes formations sanitaires de la capitale, la campagne de rattrapage des enfants via les écoles maternelles et primaires ainsi que le suivi des activités sur le terrain.

Tous ces exploits réalisés ont été appuyés par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et la structure BRUCOCALIS dans le but d’améliorer les rendements de ce deux services.

Le ministre provincial de l’intérieur, sécurité, justice et affaires coutumières a souligné que les rapports des études menées en République Démocratique du Congo dont l’enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) 1 et 2 publiée en 2010 et 2018 ainsi que l’Enquête de la Démographie de la Santé (EDS) menée entre les années 2013-2014 prouve une amélioration de 50% du taux d’enregistrement des enfants âgés de moins de 5 ans dans la ville de Kinshasa. Les données de la routine donnent la même tendance du progrès de ce taux. Il a par contre regretté du fait que cette progression ne s’observe pourtant pas d’enregistrement de décès dont le taux actuel est de 35%.

Il a cependant indiqué que les services de l’état civil et de la population sont des moyens incontournables pour le développement du pays.

Selon ce dernier, le service de l’état civil est un instrument de protection de droits fondamentaux de personnes par l’enregistrement des faits survenus tels que : des naissances, mariages, décès et autres. C’est aussi un outil qui permet à l’Etat de disposer des données pour la bonne gestion de sa population.

Par ailleurs, celui de la population permet au gouvernement de planifier des actions en faveur de la population grâce à la mise à jour des statistiques démographiques.

« La maitrise de l’effectif de la population, permet à l’Etat de sécuriser les personnes ainsi que leurs biens », a déclaré le ministre provincial de l’intérieur, sécurité, justice et affaires coutumières.

Des actions menées de cette année en cours ont permis au dénombrement de la population à plus de 8 millions.

Malgré les avancées significatives enregistrées, plusieurs défis majeurs restent à relever notamment les faiblesses décelées dans l’organisation du recensement dans plusieurs communes, les difficultés liées au manque d’encadrement par les autorités communales, manque de matériels de travail, sous qualification de personnels du quartier, le refus manifesté par certaines personnes de se faire recenser.

Herman Tumpa

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