JIFA 2021 : La femme africaine est appelée à bien jouer son rôle naturel d’éducatrice et conseillère.

Pour le développement de l’Afrique en général et la République Démocratique du Congo en particulier, Maître Évelyne Mulemangabo N’ebintu, Coordonnatrice de la Dynamique des Réseaux des femmes des 26 provinces de la RDC invite ses congénères au sens des responsabilités.

Cet appel intervient à l’occasion de la journée internationale de la Femme Africaine (JIFA) célébrée le 31 juillet de chaque année.

A en croire, Maître Évelyne Mulemangabo, les femmes africaines ne doivent pas se borner à revendiquer que des postes politiques mais elles doivent se battre aussi pour maintenir le caractère humaniste des êtres humains dans leurs milieux respectifs.

« Quel bilan pour notre Afrique et mon pays la RDC? Je me demande si la femme africaine se rend-t- elle compte de la dépravation de mœurs, du déséquilibre mental et psychologique dans nos milieux , de l’acculturation de certains compatriotes dans certains pays africains ? La femme africaine reconnaît elle le rôle naturel et inné qu’elle est appelé à jouer en tant que Mère et épouse au sein de l’humanité avant d’être Ministre ou député ou Directrice etc.? », soutient la Coordonnatrice nationale de la Dynamique des réseaux des femmes des 26 provinces de la RDC.

Lire aussi Souhait du président national de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo d’être succédé par une femme : La Coordinatrice de la Dynamique des Réseaux des femmes des 26 provinces de la RDC invite la gent féminine à se préparer et à s’organiser pour remporter la présidentielle 2023.

A titre d’exemple, elle fait remarquer que le rôle des femmes de certains dirigeants africaines ne doit pas être ornemental.

« Où allons-nous? À côté d’un Président africain, il y a une femme, mais son rôle ce n’est pas seulement les bijoux, les voyages, la visibilité, Non! Son rôle c’est aussi une conseillère pour le maintien de l’équilibre sociale dans l’exercice des fonctions de son mari », note-t-elle. Il en est de même pour celles qui sont épouses et mères des autorités tant militaires que civiles.

Cette activiste des droits de la femme interpelle la femme Africaine en général et congolaise en particulier à faire une rétrospection pour mieux appréhender sa place et le rôle qu’elle doit jouer dans la société.

« Souvenons-nous que le premier pays puissant au monde c’était l’Égypte, un pays africain. Cette femmes à côté de Pharaon à l’époque, quel était son comportement à l’égard de Pharaon? Une conseillère ou une adversaire politique pourtant épouse ? Puisqu’on dit que derrière un homme fort se cache une femme forte. Et cet adage vaut aussi pour l’inverse! Donc, derrière un homme faible se trouve une femme faible », fait savoir Maître Évelyne Mulemangabo.

Elle invite les femmes en général à revoir leur façon de considérer le rôle qu’elles sont appelées à jouer aujourd’hui.

« Vraiment, à tous les niveaux où une femme peut jouer un rôle éducatif et ou de conseillère pour la sauvegarde de la dignité, l’honneur, de nos mœurs, etc, qu’elle le fasse afin de relever les défis liés à la dictature, au néocolonialisme, à une démocratie calquée et non conforme à nos réalités, aux lois nous imposées pour des intérêts personnels et égoïstes par certains de nos députés (au vu et au su d’une femme africaine à côté de lui comme épouse) pour un développement intégré de l’Afrique en général et de mon pays en Particulier», poursuit-t-elle.

Pour sauver la dignité des dirigeants africains.

Avec une main sur le cœur, Maître Évelyne Mulemangabo admet que la femme a dévié de sa mission: celle d’être d’abord une mère, une vraie femme et une épouse conseillère.

« Nous nous sommes lancées ardemment à la recherche des postes politiques qui nous détournent, dans la plupart des cas, de notre nature avec comme conséquence nos dirigeants sont devenus de garçons de courses des impérialistes à la recherche du bonheur et pourtant la femme africaine avec l’aide de Dieu est capable d’aider son époux et au travers lui la nation. Aidons nos maris qui occupent des hautes fonctions dans nos pays », lance-t-elle à l’endroit de toutes les femmes africaines.

Et à la Coordonnatrice de la Dynamique des Réseaux des femmes des provinces de la RDC de renchérir que « nous avons été pour la plupart trop distraites » .

Elle lance un vibrant appel aux femmes africaines à se réveiller pour retrouver l’honneur des dirigeants et sauver l’humanité en détresse.

Il sied de noter que cette journée a tiré son origine de la première « conférence des femmes africaines », tenue le 31 juillet 1972 à Dar es Salaam (Tanzanie), la journée du 31 juillet a été officiellement consacrée, à l’occasion du premier congrès de l’Organisation Panafricaine de Femmes tenue à Dakar en 1974.

Elle met en valeur le rôle naturel joué par les femmes en Afrique dénotant leurs capacités de réaliser et de conduire les changements sur le continent.

Herman Tumpa

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *