Kongo Central : JED exige la libération du journaliste Patrick Palata en détention à l’ANR

C’est dans le cadre de sa mission de la défense et de la promotion de la liberté de la presse en République Démocratique du Congo que le Journaliste en Danger (JED) dénonce l’interpellation et la détention d’un journaliste dans les installations de l’agence nationale des renseignements (ANR) à Matadi, chef lieu de la province du Kongo Central.

L’organisation qui milite pour les droits des professionnels des médias et la liberté de presse souligne que Patrick Palata à Tala Tala télévision a été arrêté par des agents de l’ANR, une chaîne privée émettant à Matadi.

C’est le dimanche 12 juillet dernier que le journaliste a été mis aux arrêts par les agents du service des renseignements, au moment où il revenait d’un rendez-vous à la résidence du Maire de la ville.

Patrick Palata a été conduit au bureau local de l’ANR, sans être informer du motif de son interpellation. Après au lieu de détention, il a été auditionné autour d’un reportage, non encore diffusé par son média, qu’il a réalisé la veille à Boko, une localité du territoire de Sekebanza, à 7 km de Matadi.

Dans cet enregistrement, le journaliste a recueilli une série de témoignages en rapport avec la mort d’une femme qui aurait été abattue à bout portant, le vendredi 10 juillet dernier, par un membre de la garde rapprochée du Gouverneur de province, lors d’une manifestation populaire contre le réajustement en dollars des frais du péage au pont Maréchal.

Bien avant, Justin Okito, le cameraman qui avait accompagné Patrick Palata dans cette localité, a été appréhendé à son lieu de travail et conduit au bureau local de l’ANR où il a été longuement entendu sur procès-verbal toujours autour de ce reportage. La carte mémoire contenant toutes les interviews réalisées à Boko a été confisquée avant sa libération, signale JED.

Journaliste en danger exprime sa totale désapprobation contre la détention injustifiée du journaliste Palata dans les installations de l’ANR et exige sa libération immédiate, ainsi que la restitution du support d’enregistrement confisqué.

JED note avec appréhension que ce service sécurité tristement célèbre qui avait été, un temps, mis au pas par le nouveau pouvoir, est en train de refaire surface avec ses méthodes de répression et d’abus de pouvoir longtemps décriées.

Herman Tumpa

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